Point MC-1 : Pourquoi le Président Bush n’a-t-il pas été évacué
Point MC-1 : d’urgence de l’école en Floride ?

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Introduction

Le matin du 11 septembre 2001, le président Bush se trouvait à Sarasota en Floride, où il était prévu qu’il assiste à une séance de lecture pour des élèves de primaire, dans le cadre d’une opération « de communication. »  [1]

La version officielle
  • Lorsque le Président est arrivé sur place, on lui a dit vers 8 h 55 qu’un petit avion avait percuté le World Trade Center. Bush a répondu qu’un « avion de ligne avait frappé le World Trade Center, mais nous allons faire cette … séance de lecture quand même. »  [2]
  • Tandis que Bush était assis dans la salle de classe, son chef de cabinet, Andrew Card, entra (vers 9 h 05)  [3] et aurait murmuré à l’oreille du président : « Un 2e avion a percuté la 2e tour. L’Amérique est attaquée. » [4]
  • Bush est alors resté dans la classe entre 5 et 7 minutes [5], et a ensuite fait un discours à la nation depuis l’école, après quoi il a quitté l’école vers 9 h 35. [6]
  • Le St. Petersburg Times a demandé : « Pourquoi le Secret Service n’a-t-il pas évacué immédiatement Bush pour le mettre en lieu sûr ? »  [7] De même, le Comité des familles de victimes (Family Steering Committee) – grâce auquel la Commission d’enquête sur le 11/9 a finalement vu le jour – a posé la question : « Pourquoi le Président Bush a-t-il été autorisé par le Secret Service à rester dans l’école élémentaire de Sarasota où il faisait la lecture à des enfants ? » [8]
  • La Commission sur le 11/9 a expliqué que « le Secret Service nous a indiqué qu’ils voulaient absolument transférer le Président dans un lieu plus sûr, mais qu’ils n’ont pas jugé nécessaire de le faire sortir en urgence de cette salle. » [9]
Les éléments les plus probants contre cette version officielle
  • Le Secret Service est responsable de la protection du président. Dans son livre sur le Secret Service, Philip Melanson a écrit : « Avec une attaque terroriste en cours, la procédure voulait que le président soit transporté le plus rapidement possible dans le lieu sûr le plus proche. » [10]
  • La visite présidentielle avait été annoncée à grand renfort de publicité, et un journaliste avait écrit qu’en fait, « la présence de Buh … à cette séance de lecture en avait fait une cible potentielle … car cet événement à l’école annoncé massivement [dans les médias] garantissait que l’endroit où se trouverait Bush ce jour-là n’était pas un secret. » [11]
  • Étant donné cet état de fait, et vu les preuves que plusieurs avions avaient été détournés et que des terroristes cherchaient à frapper des cibles de première importance [12] le Secret Service aurait dû envisager la possibilité qu’un avion détourné puisse se diriger vers l’école à ce moment-là, et donc le président aurait dû être évacué en urgence. En effet, dès que les images du World Trade Center frappé pour la seconde fois apparurent à la télévision, le Marine transportant le téléphone du président a demandé au Sheriff du Comté de Sarasota, Bill Balkwill : « On part d’ici. Pouvez-vous dire à tous de se tenir prêts ? » [13]
  • Pourtant, les instructions de ce Marine ont visiblement été annulées : le chef du Secret Service rapporte avoir autorisé Bush à rester dans l’école encore 30 minutes de plus pour faire comme prévu son discours à la nation à 9 h 29, laissant ainsi l’opportunité à tout terroriste de savoir qu’il était encore dans l’école. [14]
  • La transgression du protocole montre que le Secret service, à un certain niveau, savait que le président n’était pas en danger.

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Références du Point MC-1
Mitch Stacy, “Florida School Where Bush Learned of the Attacks Reflects on Its Role in History”, (L’école en Floride où Bush a pris connaissance des attentats reflète son rôle dans l’histoire), Associated Press, 19 August 2002.
Ibid., p. 39.
« L’une des nombreuses questions sans réponse sur ce jour-là est pourquoi le Secret service n’a pas immédiatement mis Bush en lieu sûr, comme il l’a fait apparemment pour le Vice-président Dick Cheney, » Susan Taylor Martin, “Of Fact, Fiction: Bush on 9/11,” St. Petersburg Time, 4 juillet 2004. Cette interrogation a également été soulevée le lendemain même du 11/9 par l’un des principaux journaux canadiens, où l’on pouvait lire : « Pour une raison inconnue, les agents du Secret service n’ont pas évacué Bush manu militari, » et John Ibbitson titrait dans le Globe and Mail du 12 septembre 2001 : « Action, Not Overreaction, Prudent Course »
Thomas Kean and Lee H. Hamilton, Without Precedent : The Inside Story of the 9/11 Commission, Knopf, 2006, p. 54.
Philip H. Melanson, Secret Service: The Hidden History of an Enigmatic Agency (New York: Carroll & Graf, 2002), comme rapporté par Susan Taylor Martin dans “Of Fact, Fiction: Bush on 9/11”.
Mike Riopell, “Educator’s History Lesson”, Arlington Heights Daily Herald, 11 septembre 2006. L’événement était connu par les responsables de l’école du Comté depuis début août. Tout avait été préparé. “Vidéo originale de la visite de Bush à l’école élémentaire le 11/9”. Le Sheriff du Comté de Sarasota, le Colonel Steve Burns, avait fait part de ses inquiétudes, il était en charge de la sécurité à l’école élémentaire Booker ce jour-là et travaillait avec le Secret service ; voir à 2 min 30 sec).
Richard A. Clarke, Against All Enemies: Inside America’s War on Terror (New York: Free Press, 2004), p. 4.
Tom Bayles, “The Day Before Everything Changed, President Bush Touched Locals’ Lives” (“Le jour avant que tout change, le Président Bush a modifié la vie des habitants”), Sarasota Herald-Tribune, 10 septembre 2002; la phrase de Blakewill fut reprise par Susan Taylor Martin dans son article “Of Fact, Fiction: Bush on 9/11”, St. Petersburg Times du 4 juillet 2004.
Le discours de Bush fut diffusé en direct par CNN et est disponible sur YouTube: Bush 911 Speech on CNN.

 

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