Point MC-9 : Les activités du Général Ralph Eberhart
Point MC-9 : pendant les attentats du 11-Septembre

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Introduction

Le NORAD est l’agence américano-canadienne en charge de défendre l’espace aérien de l’Amérique du Nord. Ses procédures opérationnelles standard – pour intercepter les avions lorsqu’ils dévient de leur trajectoire, éteignent leur transpondeur ou perdent le contact radio – n’ont pas été suivies le 11-Septembre.

En tant que commandant en chef du NORAD le 11-Septembre, le général Ralph E. « Ed » Eberhart est donc responsable de toutes les défaillances du NORAD le 11 septembre 2001 – et en particulier, de l’échec à intercepter les avions de ligne avant qu’ils ne frappent les Tours Jumelles et le Pentagone. Le 4e avion, le vol UA 93, qui était semble-t-il en train de se diriger vers la capitale, pourrait avoir été abattu par le NORAD, mais ce dernier l’a toujours nié. Par conséquent, officiellement ce sont quatre avions que le NORAD n’a pas réussi à intercepter ce jour-là.

Pourtant, malgré les défaillances désastreuses du NORAD sous le commandement du général Eberhart, celui-ci n’a jamais été tenu pour responsable ni même critiqué. Pire, il a reçu une promotion peu après le 11/9 et on l’a qualifié par la suite de « héros du 11/9 ». [1]

Contrairement à d’autres comme le Général Richard Myers ou le Général Shelton, Eberhart n’a pas rédigé de compte-rendu de ses faits et gestes le 11/9. Et il n’a été interrogé que de façon très parcellaire par la Commission sur le 11/9, si bien que nous n’avons que très peu d’informations sur ses actions ce jour-là. Mais suffisamment de choses ont été dites ou rapportées par de hauts responsables et par les médias pour nous permettre d’avoir une bonne idée de ce qu’Eberhart a officiellement fait le 11-Septembre.

La version officielle
  • « Le matin du 11-Septembre, le Général Eberhart était à son bureau au quartier général – situé à environ 30 minutes de Cheyenne Mountain, où se trouve le Centre opérationnel (abrégé en CMOC, pour Cheyenne Mountain Operation Center)» [2]
  • « Eberhart a reçu un appel à 6 h 45 MDT (Mountain Daylight Time, soit 8 h 45 EDT) du directeur du CMOC l’informant de la présence d’un appareil suspecté de détournement sur la côte Est. On lui a précisé qu’il ne s’agissait pas d’un exercice. Il s’est rendu à son bureau et a regardé le reportage de CNN montrant l’explosion au World Trade Center. » [3]
  • Eberhart a eu l’impression qu’il régnait « une grande confusion dans le système » à ce moment-là. (C’est également ce qu’a dit le général de corps d’armée canadien Rick Findley, directeur du personnel de combat au CMOC, lequel a déclaré plus tard à la Commission sur le 11/9 qu’après la 2e attaque contre les Tours Jumelles, il régnait une « confusion sur le nombre et l’identité des avions détournés. » [4]) Lorsqu’Eberhart prit connaissance de la 2e frappe contre le WTC, il devint évident pour lui qu’une « attaque terroriste coordonnée » était en cours. [5]
  • Eberhart tenta de contacter le Chef d’État-major interarmes, le général Henry Shelton, mais n’y parvint pas, puisque Shelton était en route vers l’Europe où il devait assister à une réunion de l’OTAN. [6]
  • Eberhart a ensuite contacté l’adjoint du Chef d’État-major interarmes, le général Richard Myers, qui se trouvait à Capitole Hill en compagnie du Sénateur Max Cleland. Eberhart a appelé Myers entre 9 h 03 et 9 h 30 du matin, c’est-à-dire avant la frappe contre le Pentagone, qui est survenue vers 9 h 37. [7]
  • Eberhart a informé Myers de la situation de crise en cours, lui expliquant que les Tours Jumelles avaient été frappées, que le NORAD allait réagir en lançant des avions de chasse, et qu’il travaillait conjointement avec la FAA pour faire atterrir tous les avions non militaires circulant dans le ciel des États-Unis. [8]
  • D’après Myers, Eberhart lui a dit qu’il y avait « de nombreux signaux de détournements dans le système, » [9] ce qui signifie, selon Myers, « que les transpondeurs des avions envoyaient leur signaux au sol, et qu’ils disaient … ‘nous avons été détournés’. » [10]
  • Eberhart a ensuite déclaré qu’il allait rester dans le Bâtiment 1 de la base Peterson de l’US Air Force – le Q.G du commandement de l’Air Force (également sous les ordres d’Eberhart) –, car expliqua-t-il, « il ne voulait pas perdre la communication. » Pourtant, il a alors décidé de se rendre en voiture au Centre des Opérations de Cheyenne Mountain, « aux environs de 9 h 30 » EDT (ou 7 h 30 MDT), c’est-à-dire peu de temps après sa conversation avec Myers. Interrogé sur les raisons qui l’avaient poussé à entreprendre ce voyage en voiture au beau milieu de la crise, Eberhart a expliqué que les choses « s’étaient calmées » et que le Centre des Opérations « disposait de moyens de communication que Peterson n’avait pas. » [11]
  • Bien que selon la Commission sur le 11/9, la durée moyenne de ce trajet de 12 miles (20 km) soit d’environ 30 minutes, il en a fallu 45 à Eberhart pour parvenir à destination. Le Washington Post expliquera plus tard que le trajet « peut prendre plus de temps en cas d’embouteillage. » [12] Et comme on l’a appris par la suite, pendant tout ce trajet, Eberhart « n’a pas pu recevoir les appels, alors que tous les hauts gradés étaient en attente des directives, » [13] ou du moins il n’a pas pu rester en communication avec eux : « Il a loupé un appel téléphonique du vice-président Dick Cheney. » [14]
  • A 9 h 49, pendant la téléconférence au Pentagone sur les menaces aériennes, Eberhart a ordonné « à tous les appareils de regagner leur poste de combat avec le plein de munitions. » [15]
  • La Commission sur le 11/9 a demandé à Eberhart les raisons pour lesquelles, une fois qu’il eut réalisé qu’il s’agissait d’une attaque terroriste coordonnée contre le pays, il n’a pas déclenché le plan appelé SCATANA (Security Control of Air Traffic and Air Navigation Aids), qui aurait nettoyé le ciel de tous les avions non militaires, de façon à ce que l’US Air Space puisse prendre le contrôle total de l’espace aérien nord-américain. Eberhart a expliqué qu’avec les radars dont il disposait, le NORAD n’aurait pas été en mesure de prendre « le contrôle de l’espace aérien ce jour-là, » et que donc, si SCATANA avait été déclenché à l’improviste, cela aurait créé encore plus de problèmes. En réponse à ceux qui, au sein du NORAD, lui avaient demandé de lancer ce plan, Eberhart avait rétorqué : « Je vais déclencher SCATANA une fois que vous aurez modifié SCATANA … pour qu’il n’empire pas encore plus la situation. » Deux heures après la frappe du deuxième avion contre le WTC, Eberhart a pu lancer le plan SCATANA modifié. [16]

Les éléments les plus probants

L’examen des faits montre qu’Eberhart, plutôt que de passer pour un « héros du 11/9 » devrait plutôt être considéré comme l’inverse. On peut distinguer deux catégories d’éléments factuels :

  1. Eberhart a fait plusieurs déclarations peu plausibles, voire contradictoires
  2. Par ses actions ou son absence d’action, Eberhart est à l’origine de certains retards et délais de réaction
  1. Eberhart a fait plusieurs déclarations peu plausibles, et contradictoires

    Le récit officiel des faits et gestes d’Eberhart contient les éléments suivants, dans leur ordre d’apparition tel que listé ci-dessus :

    • Eberhart a déclaré qu’il avait commencé par essayer de contacter le Général Shelton, et avait appris que ce dernier était en route pour l’Europe. Mais étant donné que le voyage de Shelton avait été planifié de longue date, le fait qu’Eberhart ne savait pas que son supérieur immédiat (le chef d’état-major interarmes) serait absent à ce moment-là n’est pas crédible.
    • Eberhart a dit avoir appelé le Général Myers alors que ce dernier était à Capitole Hill – ce qui est faux, comme documenté dans le Point de Consensus concernant Myers. [17]
    • Bien qu’Eberhart ait expliqué que les avions détournés avaient utilisé le code d’alerte de détournement (Hijack Code) et étaient en communication avec le sol, le fait qu’aucun des huit pilotes n’ait déclenché ce code d’alerte constitue l’un des problèmes majeurs de la version officielle. [18]
    • Même si Eberhart a justifié sa décision de se rendre en voiture au Centre des Opérations en disant que les choses « s’étaient calmées, » les deux avions détournés étaient toujours en l’air (et il était au courant, vu sa déclaration à propos des codes d’alerte détournement).
    • Si toutefois il avait de bonnes raisons de se rendre au Centre des opérations, il aurait pu y aller très rapidement en hélicoptère, plutôt que de perdre 45 minutes à parcourir cette distance en voiture). [19]
    • Bien qu’Éberhart ait affirmé ne pas avoir pu téléphoner à l’aide de son appareil cellulaire pendant ce voyage, il aurait ordonné à 9 h 49 (c’est-à-dire 7 :49 heure locale) à tous les pilotes de chasse de regagner leur poste de combat, lors d’une conférence sur la menace aérienne. [20]
    • Même si « regagner son poste de combat » semble indiquer une action, cela signifie que les pilotes doivent attendre dans leurs jets tous moteurs éteints ; ils n’étaient donc pas prêts à décoller immédiatement. [21]
    • L’affirmation d’Eberhart selon laquelle il n’a pas pu déclencher immédiatement le plan SCATANA pour ne pas risquer d’empirer encore la situation n’est tout simplement pas crédible, étant donné que SCATANA est une procédure mise en place pour les cas d’urgence, et que le SCATANA modifié avait très certainement déjà été mis au point, vu tous les exercices conduits par le NORAD durant cette période, dont l’un simulait le crash d’un avion contre un gratte-ciel à Manhattan. De même, les officiers du NORAD qui ont conseillé à EBERHART de lancer le plan SCATANA n’y voyaient quant à eux aucun problème.

    Par conséquent, la version officielle concernant Eberhart contient des imprécisions, des affirmations péremptoires et un ensemble d’actions et d’omissions qui ont généré des retards dans l’interception des avions détournés.

  2. Par ses actions ou son absence d’action, Eberhart est à l’origine de certains retards et délais de réaction

    Il existe d’autres anomalies au sujet des faits et gestes, et aussi des déclarations d’Eberhart.

    • Le NORAD possède une procédure standard d’interception au cas où un avion perd le contact radio, éteint son transpondeur, ou dévie de sa trajectoire. C’est ce qui s’est passé pour les 4 avions du 11/9, pourtant le NORAD, sous la direction d’Eberhart, n’a pas réussi à en intercepter un seul. [22]
    • Sur les raisons de l’échec du NORAD à les intercepter, celui-ci donna en 2001une première version en disant que le NORAD avait eu connaissance des détournements et qu’ils avaient essayé d’intercepter les avions, mais qu’ils n’étaient pas arrivés à temps. [23] Le NORAD maintint cette version de 2001 à 2004, mais dans le rapport de la Commission sur le 11/9, il donna une version complètement différente, selon laquelle : 1) la FAA n’avait pas alerté le NORAD au sujet du Vol American 11 avant qu’il ne soit trop tard pour pouvoir l’atteindre, et 2) la FAA n’avait pas prévenu le NORAD pour les trois autres vols avant que ces derniers ne s’écrasent. [24]
    • Concernant le Vol American 77 (supposé avoir heurté le Pentagone), Eberhart et la Commission sur le 11/9 ont déclaré que le “NEADS n’a jamais été prévenu que le vol AA 77 avait été détourné.” [25] Mais si cela est vrai, pourquoi alors Eberhart a-t-il déclaré devant le Sénat US environ six semaines après les attentats que le NORAD avait fait décoller des avions de chasse à 9 h 24 après avoir appris que le Vol American 77 se dirigeait vers Washington, ajoutant qu’il s’agissait là d’un avertissement écrit et documenté ? [26] La version de 2004 signifie-t-elle que les déclarations d’Eberhart en 2001 devant le Sénat étaient donc des mensonges ? Ou bien cela veut-il dire que la FAA mentait lorsqu’elle soulignait qu’elle avait partagé « les informations en temps réel » avec le NORAD et le Pentagone au sujet de « tous les vols concernés, y compris le Vol AA 77 » ? [27]
    • Quant aux raisons possibles de l’existence de cette nouvelle version : les chercheurs du Mouvement pour la vérité sur le 11/9 ont montré que la première chronologie des événements fournie par le NORAAD n’exonérait pas ce dernier, étant donné qu’il restait encore du temps pour intercepter les avions avant qu’ils n’aillent frapper le WTC et le Pentagone. Alors que la Commission préparait son rapport [en 2004], Eberhart a confirmé que si le NEADS avait été prévenu des détournements comme l’affirmait la FAA, ses gars auraient été en mesure « d’abattre les trois avions – [et même] les quatre. » [28]
    • Interrogé par la Commission sur le 11/9 en mars 2004, [29] Eberhart a déclaré qu’il « n’avait pas connaissance des circonstances ayant entouré les décollages immédiats (scramble) des avions » de chasse de Langley à 9 h 24. Il a expliqué n’avoir appris que très récemment que le NEADS avait fait décoller ces chasseurs suite à une fausse information [30] – selon laquelle le Vol AA 11 était toujours en vol et se dirigeait vers Washington, alors qu’en réalité il venait de frapper la Tour Nord. Il parait impensable que le chef du NEADS ait ignoré pendant plus de deux ans et demi les circonstances des décollages immédiats des chasseurs le 11 septembre 2001.
    • Eberhart était en charge d’établir le niveau d’alerte INFOCON (Information Operations Condition), qui permet de défendre les réseaux de communication du Pentagone contre d’éventuelles attaques. À peine 12 heures avant les attentats, INFOCON a été ramené à son plus faible niveau d’alerte et n’a été relevé qu’après la seconde frappe contre le Pentagone. [31]
    • Eberhart était aussi en charge de la plupart des exercices militaires du NORAD (les « war games ») en cours le 11/9, comme Vigilant Guardian, lequel s’articulait autour d’un scénario où les terroristes détournaient un avion et le précipitaient sur New York. L’exercice était conduit en mode « Sim over Live », ce qui signifie que les détournements simulés étaient insérés en direct dans le système de contrôle du trafic aérien. Le résultat fut que par moments, le personnel du NEADS ne savait plus si les échos radars étaient vrais ou simulés.
      D’après le propre témoignage d’Eberhart, il n’a réalisé qu’après la deuxième frappe contre le WTC, c’est-à-dire après 9 h 00, qu’une « attaque terroriste coordonnée » était en cours. Bien qu’Eberhart fut le plus haut responsable en charge de la protection des États-Unis et du Canada contre des attaques terroristes, il a malgré tout laissé les « war games » se poursuivre jusqu’après 10 h du matin.
      De plus, le personnel du contrôle radar à Cheyenne Mountain a demandé au NEADS de « virer ces saloperies de simulations ». D’après l’interview par la Commission sur le 11/9 du Général de corps d’armée canadien Rick Findley, qui était le directeur du personnel de combat du NORAD au CMOC le matin du 11-Septembre, il y eut, après la 2e frappe contre le WTC, « une certaine confusion au sujet du nombre et de l’identité des avions détournés. » [32] Pourtant, les simulations ont continué jusqu’après l’attaque du Pentagone (à 9 h 37). Interrogé sur les conséquences des exercices militaires par la Commission sur le 11/9, Eberhart a affirmé de façon mensongère qu’elles « avaient créé un retard d’au plus 30 secondes. » [33]
    • Le chercheur et journaliste Michael Kane, de Global Free Press, qui a assisté à cette audition par la Commission sur le 11/9, a déclaré : « Après le témoignage sous serment du Général Eberhart, je lui ai demandé qui était chargé de coordonner les multiples ‘war games’ en cours le 11/9. Il m’a répondu : ‘No comment’ ». [34] Pourtant, le Lieutenant-Colonel Dawne Deskins du secteur NEADS (North East Air Defense Sector) a expliqué à la Commission que « les exercices qui se déroulent au niveau du NORAD sont décidés lors de conférences de programmation. Le planning des exercices du NORAD est décidé principalement à Peterson, » qui est sous la responsabilité du Général Eberhart. [35]
Résumé et conclusion
Eberhart a fait plusieurs déclarations qui sont clairement fausses et d’autres très peu plausibles, comme les faits suivants :

  • il a décidé qu’il valait mieux qu’il se rende en voiture au Centre des Opérations, car les choses « s’étaient calmées » ;
  • les pilotes des avions du 11/9 avaient déclenché leur code d’alerte détournement (hijack code) ;
  • il n’a pas pu utiliser son téléphone portable pendant son trajet vers le CMOC ;
  • les exercices militaires n’ont pas retardé la réaction du NEADS de plus de 30 secondes ;
  • Il n’a appris que récemment que les décollages immédiats des chasseurs à 9 h 24 étaient basés à un faux rapport à propos du Vol American 11.
  • Il a appelé le Général Myers alors que ce dernier était à Capitole Hill ;

Eberhart a également été à l’origine de retards suite à ses actions ou à son absence d’actions :

  • en abaissant INFOCON à son plus bas niveau de protection ;
  • en mettant 45 minutes ou plus à se rendre en voiture au CMOC, équipé d’un téléphone portable qui apparemment ne fonctionnait pas (ce qui signifie qu’Eberhart, tout comme Bush, Cheney, Rumsfeld, Myers, Shelton et Winfield, est resté injoignable pendant toute la durée des attaques) ;
  • en ordonnant aux pilotes de chasse de « regagner leur poste de combat, » c’est-à-dire que ces derniers devaient attendre dans leurs avions tous moteurs éteints, et qu’ils n’étaient donc pas prêts à décoller immédiatement ;
  • en retardant le déclenchement du plan SCATANA jusqu’après la fin des attaques ;
  • en programment de multiples exercices militaires pour le jour du 11-Septembre, avec au moins l’un deux en mode « Sim over Live », et en ne donnant l’ordre d’arrêter ces simulations déroutantes qu’après la frappe contre le Pentagone ;
  • et enfin, en s’alignant sur la déclaration de la Commission sur le 11/9 selon laquelle la chronologie fournie par le NORAD en 2001 était fausse ; Eberhart reconnaissait ainsi que de deux choses l’une : soit le NORAD avait menti en 2001, soit c’est la Commission qui n’avait pas dit la vérité en 2004.

Autrement dit, Eberhart n’a accompli aucune action efficace en réponse aux détournements du 11/9 – bien qu’il ait été présent lors de la téléconférence militaire au moment où ces détournements étaient en cours -, sauf à créer des retards dans la réaction des militaires.
De nombreux éléments montrent qu’Eberhart s’est montré négligent par rapport à son rôle et à son devoir. [36]
Une enquête formelle doit être diligentée pour creuser plus avant et établir si une autre conclusion est possible.

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Références du Point MC-9
Gerry J. Gilmore, “Eberhart Tabbed to Head U. S. Northern Command,” Service de presse des Forces armées US, 8 mai 2002; Le Commandement pour l’Amérique du Nord (Northern Command, ou NORTHCOM) est considéré comme “la principale organisation militaire en charge de la défense de la nation”; NORAD and USNORTHCOM Public Affairs, “NORAD and USNORTHCOM Honour 9/11 Heroes,” 15 octobre 2012.
Le général Myers a confirmé que peu après l’appel d’Eberhart, le Pentagone avait été frappé alors qu’il y retournait. Source: 1er Comité, 2e jour des 12 auditions publiques de la Commission nationale d’enquête sur les attentats terroristes contre les Etats-Unis, présidé par Thomas Kean, 17 juin 2004.
Richard Myers (et Malcolm McConnell), Eyes on the Horizon: Serving on the Front Lines of National Security (New York: Editions Threshold, 2009), p. 9.
“Richard Myers, Interview par Jim Miklaszewski,” NBC News, 11 septembre 2002; Myers, Eyes on the Horizon, p. 9.
Rapport de la Commission sur le 11/9, p. 465; T. R. Reid, “Military to Idle NORAD Compound,” Washington Post, 29 juillet 2006.
Bruce Finley, “Military to Put Cheyenne Mountain on Standby,” Denver Post, 27 juillet 2006.
Rapport de la Commission sur le 11/9, p. 42; Pam Zubeck, “Cheyenne Mountain’s Fate May Lie in Study Contents,” The Gazette, 16 juin 2006; Lynn Spencer, Touching History: The Untold Story of the Drama That Unfolded in the Skies Over America on 9/11 (New York: Free Press, 2008), p. 240.
William B. Scott, “Exercise Jump-Starts Response to Attacks,” Aviation Week & Space Technology, 3 juin 2002; Commission sur le 11/9, 12e audition publique, 17 juin 2004; Spencer, Touching History, p. 269.
Point MC-6 : “Les activités du Général Richard Myers pendant les attentats du 11-Septembre”.
Point Flt-1 : “Une affirmation concernant les avions de ligne détournés”.
“Aucune explication n’a été fournie (ni même demandée) sur les raisons pour lesquelles Eberhart ne s’est pas envolé pour le CMOC depuis Peterson, en utilisant l’héliport de Cheyenne Mountain.” Kevin Ryan, “The Case Against Ralph Eberhart, NORAD’s 9/11 Commander,” 12 janvier 2013.
Leslie Filson, Air War Over America: Sept. 11 Alters Face of Air Defense Mission (Tyndall Air Force Base: 1st Air Force, 2003), p. 55; Lynn Spencer, Touching History, p. 27.
NORAD, “NORAD’S Response Times, Sept. 11, 2001,” 18 septembre, 2001.
Ibid., pp. 18-30 (pdf-p. 35-37).
Ibid., p. 34.
FAA Communications with NORAD on September 11, 2001: FAA clarification Memo to 9/11 Independent Commission, 22 mai 2003,” publié par 911Truth.org, 12 août 2004.
Memorandum for the Record: Interview du CINCNORAD (Commandant en chef du Norad), Général Edward ‘Ed’ Eberhart,” Commission sur le 11/9, 1er mars 2004.
1st Fighter Wing History Excerpt, juillet à décembre 2001: p. 61.
Vigilant Guardian 01-02 Planning Document; “11-Septembre : les militaires US ont-ils confondu les attentats avec un exercice d’entrainement ?” (traduit en français par ReOpen911), Shoestring 911, 22 mars 2012; “‘Pour en finir avec ces satanées simulations’ : les radars du NORAD affichaient de faux tracés tout au long des attaques du 11-Septembre,” (traduit en français par ReOpen911), Shoestring 911, 12 août 2010; Commission sur le 11/9, 12e audition publique, 17 juin 2004. 9/11 Consensus Panel, Point ME-2 : “L’affirmation selon laquelle les exercices militaires n’ont pas retardé la riposte aux attentats du 11/9”.
Kane parle avec Eberhart après la 12e audition publique de la Commission, 17 juin 2004. Source: Don Jacobs, “The Military Drills on 9-11: Bizarre Coincidence or Something Else?” par Paul Zarembka, ed., “The Hidden History of 9-11-2001,” Elsevier, 2006: p. 129.
La Commission sur le 11/9, interview le Lt. Colonel Dawne Deskins, du North Eastern Air Defense Sector (NEADS), visite sur place, 30 octobre 2003.
Le ‘’manquement au devoir’’ (Dereliction of duty) est un délit au titre du Code pénal des États-Unis, Titre 10.892, article 92, et s’applique à toutes les branches de l’armée US. Un membre du service des armées manque à son devoir lorsqu’il refuse d’accomplir son devoir ou se met intentionnellement dans l’incapacité de le faire (comme lorsque Eberhart a décidé de se rendre en voiture à Peterson). L’article 92 s’applique à des membres du service des armées dont les actes ou les omissions atteignent le niveau de négligence criminelle (“Dereliction of Duty,” Wikipedia, accédé en août 2014).

 

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